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- Jan 23, 2026

Un regard sur la 22ᵉ édition du Festival International du Film de Marrakech

La 22ᵉ édition du Festival International du Film de Marrakech (FIFM), qui se déroule du 28 novembre au 6 décembre 2025, réunit 82 films venus de 31 pays, dont 14 longs métrages en compétition officielle.

Parmi les membres du jury de cette édition figure la réalisatrice française Julia Ducournau — Palme d’or pour Titane — qui incarne une approche singulière et bienveillante de la critique cinématographique.

Dans une interview récente, elle a déclaré : « Je suis là pour vivre les films, pas pour les juger ». Cette formule résume parfaitement l’esprit dans lequel elle aborde sa mission au sein du jury : un équilibre entre empathie, respect pour les cinéastes — notamment les jeunes talents — et ouverture d’esprit.


 Qui est Julia Ducournau ?

  • Julia Ducournau est une réalisatrice et scénariste française. Elle s’est d’abord fait remarquer avec son court-métrage Junior en 2011, sélectionné à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes.
  • Son premier long métrage, Raw (2016), a remporté le prix FIPRESCI à Cannes.
  • Elle a atteint la reconnaissance internationale en 2021 avec Titane, qui lui a valu la Palme d’or — une consécration rare pour une réalisatrice.
  • En 2025, elle rejoint le jury du FIFM, apportant son regard créatif et audacieux à l’évaluation des films en compétition.

Grâce à ce parcours, Julia Ducournau incarne un cinéma souvent provocateur, sensoriel, qui bouscule les codes — mais aussi une sensibilité aiguë pour la nouveauté et les voix émergentes.


 Pourquoi ce choix de jury est-il important pour le FIFM ?

  • Le jury de 2025 rassemble des personnalités venues de quatre continents — réalisateurs, scénaristes, acteurs — reflétant la diversité du cinéma mondial.
  • Le festival met l’accent sur les premiers et deuxièmes longs métrages — un espace de découverte et de soutien aux jeunes talents.
  • La présence de Ducournau, dont le cinéma mêle audace, sensorialité et profondeur, offre aux cinéastes en lice une opportunité unique : être jugés non sur la perfection technique, mais sur l’authenticité de leur vision.

Ainsi, le FIFM 2025 ne se limite pas à une compétition classique : il se présente comme un laboratoire de la créativité, un lieu d’écoute et de soutien pour les œuvres émergentes, dans un esprit d’ouverture et de respect.


 Les propos de Julia Ducournau au FIFM

Lors d’une interview Julia Ducournau a expliqué son approche du rôle de jurée :

  • Pour elle, être jurée au FIFM est un « honneur et un immense plaisir » — parce que le festival donne une chance aux premiers films, porteurs d’une énergie « particulièrement forte, presque brutale ».
  • Elle évoque la fragilité et la vulnérabilité des jeunes cinéastes qui présentent leurs œuvres pour la première fois — ce contexte impose une écoute bienveillante et une remise en question de la tradition de la critique sévère.
  • À propos du travail du jury, elle insiste : « Nous ne sommes pas là pour noter, on n’est pas à l’école. » L’objectif est d’accueillir les films avec ouverture, empathie et curiosité.
  • Pour elle, l’expérience cinématographique est avant tout humaine — un partage d’émotions, de visions, une communion entre créateurs et spectateurs.

Contexte du FIFM 2025 — Un festival tourné vers l’avenir

  • Le programme 2025 du FIFM présente 82 films de 31 pays — un panorama riche et diversifié du cinéma mondial.
  • Parmi les sections, la compétition officielle regroupe 14 premiers et deuxièmes longs métrages, souvent inédits en première mondiale ou pour la région MENA — un signal fort d’ouverture à la nouveauté.
  • Le jury — composé d’artistes de différentes générations et horizons — incarne cette démarche de diversité, de dialogue interculturel et intergénérationnel.
  • Le festival ne se contentera donc pas de célébrer des stars établies — il sera un tremplin pour de jeunes voix, un espace de création et d’émancipation du cinéma.

 Enjeux et portée de cette démarche

La position adoptée par Julia Ducournau au sein du jury du FIFM invite à repenser la critique cinématographique dans une ère où le cinéma indépendant, international et émergent a besoin de visibilité, de bienveillance, mais aussi de respect.

  • En valorisant l’émotion, l’intention, la sincérité plutôt que la perfection technique, le festival participe à diversifier les récits et à donner leur chance à des voix souvent marginalisées.
  • Cette approche peut encourager des cinéastes à oser, à expérimenter — parce que le festival et son jury ne cherchent pas la sanction, mais la reconnaissance d’un regard, d’une vision.
  • Pour le public, c’est l’opportunité de découvrir des œuvres audacieuses, différentes, porteuses d’authenticité et de singularité.

 

Dans ce cadre, le FIFM se distingue non comme un simple rendez-vous de prestige, mais comme un espace de naissance, de découverte et de transmission — un tremplin pour les talents de demain, une passerelle entre cultures, générations et esthétiques.

 

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